Montagne des Agneaux, tel un bijou dans un écrin...

Le 07.07.2017, par PatriciaR


"Agneaux", "Ecrins"... termes qui pourraient s'apparenter à quelque chose de suave et docile mais non, pas là ! Connotation plutôt condescendante pour cette course mixte pourtant de cotation PD dans les différents topos d'alpinisme. Mais "l'habit ne fait pas le moine" et encore plus manifeste en montagne si belle mais si imprévisible.

Tout d'abord, la marche d'approche. Fractionnée sur deux jours après une nuit au refuge du Glacier Blanc, elle serpente sur un peu plus de 1600 mètres de dénivelé positif entre sentiers à vache, confluents de moraines (composées selon les abords d'empilements de blocs de roches, de cailloux ou de farine glaciaire), vires abruptes et étroites, pente à 40° et neige qui se transforme au fil des heures. Deux versants à relier par l'intermédiaire d'un col (Col de Monêtier), un vrai travail d'endurance et de techniques de progression où la gestion de l'effort est indispensable.

Ensuite, la partie rocheuse. Rien de doux au départ de l'escalade de cette arête S.

Diamant brut, le caillou s'effrite dans les deux premières longueurs qui permettent de regagner le col de Tuckett, puis la progression devient plus stable et plus facile jusqu'au sommet.

Depuis l'Agneau Noir, à 3664 mètres d'altitude, la vue est imprenable sur les différents massifs (le Mont Pelvoux, la Barre des Ecrins, la Meije, le Mont Blanc, le Mont Viso...). Beau podium, belle récompense, obtenus après un peu moins de six heures d'effort pour les plus néophytes d'entre nous ! La descente se fait par le même chemin où la formation de nombreux becquets rocheux permet de facilement sécuriser la désescalade jusqu'à Tuckett. De là, on regagne le glacier à l'aide d'un rappel sur les quarante derniers mètres. 

L'itinéraire de retour est identique à celui de l'aller mais doit maintenant s'allier avec la fatigue physique. L'intermède de repos au refuge permet de reprendre des forces, de se changer, de réorganiser son sac et de panser plaies et phlyctènes.

Le retour au parking marque la fin de cette très belle course technique et variée. Nous sommes usés certes mais comme à chaque fois satisfaits d'avoir pu aller jusqu'au bout. Tel le paradoxe de la ligne d'arrivée, entre euphorie endorphinique et douleurs physiques qui en résultent, c'est toujours ce même sentiment indescriptible qui nous envahit. Juste le temps de ranger les chaussures de montagne que déjà, on est prêt à recommencer.

 

Bonne récup. à tous et mille mercis à nos encadrants Jean-Luc, Laurent et Ulrick pour nous avoir concédé l'autre extrémité de leur corde...

Pat

  

 


 

Cordée

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